Justification/contexte
Les pays développés se sont dotés de comités techniques des vaccinations dont la mission est de formuler des recommandations aux gouvernements en matière de politique vaccinale. En l'absence de tels comités d'experts, la plupart des pays pauvres se réfèrent aux recommandations des organisations internationales et n'établissent pas eux-mêmes leurs propres recommandations nationales.
"Avec l'arrivée des nouveaux vaccins contre la méningite, la pneumonie, les gastroentérites, le cancer du col de l'utérus et diverses formes d'encéphalites virales, il devient particulièrement nécessaire de disposer de compétences nationales en matière de vaccinations" commente Philippe Stoeckel, Président de l'AMP. D'autant plus que d'autres nouveaux vaccins (contre le paludisme, le VIH, et d'autres maladies encore) sont en cours de développement ; certains pourraient être disponibles dans les prochaines années. Chaque pays devra faire ses propres choix, selon sa propre situation, ce qui exige une forte implication au niveau national. Ces nouveaux vaccins vont pouvoir protéger contre certaines des maladies les plus meurtrières, mais leur coût risque d'être élevé et leur utilisation pourrait nécessiter une réorganisation des programmes de vaccination. Il sera nécessaire de faire des choix pour l'allocation de ressources limitées : le financement de ces vaccins étant en compétition avec d'autres priorités sanitaires. L'Alliance et le Fonds GAVI ont fait un travail considérable pour renforcer les programmes de vaccination et introduire les nouveaux vaccins dans les pays en développement. Mais pour que ces progrès soient durables, il est important que les pays conçoivent leurs propres stratégies de vaccination en fonction de leurs besoins spécifiques. Pour cela, l'expertise de comités nationaux des vaccinations devrait jouer un rôle crucial.
|